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 Jeux dangereux pour deux poupées [PV Déa]

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MessageSujet: Jeux dangereux pour deux poupées [PV Déa]   Mar 9 Juil - 15:01


Jeux dangereux pour deux poupées


Le complexe hôtelier était l'un des hauts lieux du tourisme insulaire... et l'un des meilleurs terrains de chasse qui soit aussi ! De toutes les chasses d'ailleurs ! Olympe Grahams ne le savait que trop bien. Elle qui faisait partie de la poignée de gens à l'avoir vu sortir de terre, se construire et se développer avant de devenir ce sublime palace qu'il était aujourd'hui. Mais, la petite sorcière savait aussi ce qu'il sa cachait derrière ces décors modernes et luxueux au milieu desquels des touristes hébétés et des locaux résignés erraient chaque jour. Elle savait, avait contribué à verser ce sang humain qui avait cimenté les fondations de ce temple de l'oubli et du plaisir. Enfin en dehors de sa maison close, dont elle était si fière, et qui était le premier endroit où ces messieurs et ces dames en manque d'affection venaient trouver cet amour qui, au quotidien, leur faisait défaut. Elle, s'en fichait. La morale, la bienséance où toutes ces étranges valeurs qu'elle avait jadis adoré et vénéré, elle les avait aujourd'hui oubliées. Comme tout ce qu'avait bien pu être sa vie d'humaine d'ailleurs. Olympe ne se souvenait de rien. Tout ce qu'elle savait c'est qu'elle était sorcière. Et, son côté candide et voir parfois un pu simpliste, lui laissait penser qu'il en avait toujours été ainsi ! Du moins était-ce ce que les autres Sorciers s'évertuaient, avec plus ou moins de patience, à lui répéter lorsque, de façon assez régulière, elle leur posait la question. Contrairement à eux elle ne se souvenait pas de cette vie qui avait été la sienne avant d'arriver sur Whisper.

Elle n'était pas non plus aussi bête que l'on pouvait le croire et elle se doutait bien qu'il y avait dans le silence de ses pairs un secret sulfureux qu'elle entendait bien découvrir un jour. Demain, après demain, le lendemain encore... Peu lui importait en fait ! L'éternité lui appartenait, non ? Alors pourquoi se presser ? Mais la jolie blonde aux airs évaporés ne lâcherait pas : elle découvrirait ce que tous, y compris celui qu'elle entendait voir ce soir là, elle était venue voir. Hadès Visconti... Elle l'avait rencontré il y avait seulement quelques décennies lorsque, après des siècles passés à voyager pour les Sorciers, elle avait finalement rejoint l'île. Les touristes affluaient tous seuls maintenant et les quelques humains de confiance envoyés comme rabatteurs faisaient si bien leur office que l'île voyait, chaque jour, des flots de victimes innocentes débarquer. Et Olympe en était la première ravie ! Ses affaires, si peu chastes et morales, étaient des plus prospères et la demoiselle s'amusait énormément. Oui, la vie lui était bien douce. Enfin presque... Mariée à un homme qu'elle admirait et aimait désormais comme un frère, elle ne se privait pas pour enchaîner les aventures d'un soir ou de quelques heures avec la bénédiction de Dorian qui en faisait de même de son côté. Tant que cela demeurait anodin ni l'un ni l'autre ne trouvait à y redire. Mais, ces derniers temps, il y avait du tangage. Dorian semblant tourner autour d'une saleté de petite humaine et Olympe, de son côté, entretenant une liaison des plus suivies avec le ténébreux Hadès.

Olympe savait qu'elle n'aurait jamais du céder à cet homme qui la regardait et la possédait comme si elle n'était qu'à lui et à lui seul. Il était son amant mais il y avait plus, tellement plus même. De l'amour ? Peut-être bien en effet... Mais ce mot là la jeune maquerelle l'avait banni de son vocable, refusant de s'y adonner, d'y succomber. L'amour était mortel et bien ennuyeux. Dorian et elle s'étaient sincèrement aimés pendant plus de deux siècles d'ailleurs. Mais leur passion avait fini par s'user et ni l'un ni l'autre n'avait rien fait pour arranger les choses. Comme si accéder à la quasi immortalité rendait l'amour impossible. Enfin... Ce soir là le Destin semblait avoir fait le choix de contrarier les plans de la poupée blonde : Hadès demeurait introuvable. Ce qui agaçait fortement Olympe qui ne pouvait s'empêcher de l'imaginer dans les bras d'une autre. Après tout ils ne s'étaient rien promis tous les deux... Et, étant toujours tout ce qu'il y avait de plus mariée, elle aurait eu mauvais jeu de faire sa jalouse. Même si, cela était indéniable, elle l'était. Oui, Hadès la rendait souvent ivre de plaisir et de bonheur mais il la rendait aussi incroyablement possessive et jalouse. Mauvais signe. Très mauvais signe même ! Olympe grimaça en descendant un énième verre avant de se diriger vers la piste de danse. Ses courbes parfaites à peines voilées dans cette robe de soie couleur de ses yeux la jeune femme ne passait pas inaperçue et elle le savait, adorant sentir glisser sur son corps les regards concupiscents des hommes et envieux des femmes. Avisant un moment la foule elle sourit en apercevant une silhouette féminine familière. L'une de ses meilleures employées, une amie qui plus était, se trouvait là aussi. Déa possédait ce genre de beauté fraîche et malicieuse qui ne pouvait laisser quiconque indifférent. Pas même Olympe qui prenait un plaisir parfois bien pervers à aiguiser de la jolie brune. S'approchant silencieusement de la sirène Olympe laissa ses mains venir se poser, en un effleurement indécent, sur les hanches de la demoiselle, la maquerelle entâma une danse lascive. Ses seins vinrent se presser contre le dos de la jolie brune avant que ses lèvres ne viennent déposer un baiser audacieux sur la nuque de son amie. Puis, laissant sa langue remontant jusqu'à ce lobe qu'elle mordilla avec gourmandise elle lui murmura, plus espiègle que jamais :

- Je m'ennuie Déa... Que dirais-tu de profiter de notre soirée pour nous amuser un peu toutes les deux ? Je suis persuadée que tu connais plein de jeux intéressants, non ? Amuses-moi ma belle ! Fais-moi frisonner ! J'en ai tellement besoin ce soir... Amuses moi ma belle... Ce soir, puisque ni mon époux ni mon amant ne sont là, je suis à toi... Envie de voir si tu peux en profiter ?


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MessageSujet: Re: Jeux dangereux pour deux poupées [PV Déa]   Mer 10 Juil - 21:51


Jeux dangereux pour deux poupées
E

lle aimait s'agiter sur cette piste de danse au coeur de laquelle les corps se mélangeaient tant et si bien qu'ils finissaient par se confondre, de même que les identités. Elle pouvait alors se défouler, se déhancher, se laisser aller au rythme de la musique, sans qu'aucun regard emprunt de jugement ne vienne la toiser et la mettre mal à l'aise. Quand elle dansait, elle était dans sa bulle, elle ne prêtait aucune attention à ceux qui se trouvaient autour d'elle, tout ce qui importait était le rythme, la musique, la possibilité de laisser valser ses ennuis et ses mauvaises pensées au même titre que son corps tout entier. Non, elle ne faisait pas partie de ces personnes qui venaient en boîte pour draguer. À quoi bon ? Son coeur était prit. Par la mauvaise personne, certes, mais prit malgré tout. Et Déa ne pouvait s'empêcher de demeurer ainsi, à s'éprendre du vide. Du vide et de l'impossible.

Elle était toute à la musique quand elle sentit des mains se déposer sur ses hanches. Elle voulut tout d'abord s'éloigner, et faire comprendre en un geste brusque à la personne qui venait de s'approcher qu'elle n'avait pas l'intention de se laisser séduire cette nuit, mais son attitude changea radicalement quand elle la reconnut. Par son parfum tout d'abord, puis par sa voix. C'était elle. Olympe. La magnifique, merveilleuse, incroyable Olympe. Celle pour laquelle le coeur de la sirène ne pouvait s'empêcher de battre beaucoup trop fort lorsqu'elle se trouvait à proximité. Celle qu'elle aimait, désirait, et souffrait de vouloir autant, puisqu'il était évident que quoi qu'elle fasse, la belle Olympe ne serait jamais à elle.

Et cela ne rendait que plus frustrante l'attitude de son "employeuse". Aguicheuse, séductrice... Se rendait-elle seulement compte de ce que son comportement éveillait en Déa ? Autant de désir que de souffrance. Déa se retourna, le temps de plonger son regard dans celui, sublime, d'Olympe. Rien qu'à se perdre dans ses yeux là, ses moyens semblaient la délaisser elle aussi. Ce qu'elle ne donnerait pas pour céder, tout simplement, à ses avances ! Mais à quoi bon ? Olympe n'avait d'yeux que pour son mari et cet amant qu'elle ne se privait pas de mentionner devant elle, lui apprenant par la même que si elle lui consacrait du temps, c'était parce qu'aucun des deux n'était disponible... Et qu'était-elle, alors ? Une roue de secours ? À la pensée de ne jamais représenter rien de plus pour elle, elle sentait son coeur se tordre et se déchirer.

-Tous les jeux que je connais, je les ai appris à ton école, Olympe.
lui dit-elle à l'oreille, frôlant de ses lèvres sa peau si parfaite. De sa main, elle caressait son visage. Se retenir de l'embrasser était un véritable supplice. Que puis-je t'offrir qui sache compenser l'absence de ces deux hommes que tu aimes plus que moi ? ajouta-t-elle d'un ton qu'elle voulait espiègle, mais où ne pouvait tout de même que se dissimuler de la jalousie.

Que pouvait-elle faire pour qu'elle l'aime aussi. Oh elle pouvait tricher, elle le savait, et elle brûlait de le faire. Mais elle voulait gagner ce jeu honnêtement.



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MessageSujet: Re: Jeux dangereux pour deux poupées [PV Déa]   Jeu 11 Juil - 15:07


Jeux dangereux pour deux poupées


Autour des deux jeunes, et si désirables, jeunes femmes un cercle muet s'était formé. Les âmes environnantes, comme des papillons attirés par une flamme qui ne tarderait pas à dévorer leurs ailes, s'approchaient. Un pas de danse esquissé, puis un autre et déjà ils se tenaient proches de ces deux corps aux courbes de succubes qui se frôlaient de la plus décente et pourtant immorale des manières. Certains danseurs ne se cachaient plus même maintenant, dévorant de leurs yeux affamés ce spectacle que les deux femmes leur offrait. Les femmes, elles, semblaient divisées. Pendant que certaines tournaient les talons et quittaient la piste en pestant, blessés de voir leur beauté ainsi éclipsée, d'autres, en revanche, ne bougeaient pas d'un pouce, toutes aussi fascinées que leurs compagnons. Alors qu'elle laissait son amie se retourner et lui faire face, Olympe sourit avec une timidité toute feinte. Séductrice et tentatrice elle l'était plus que jamais et rien ne l'amusait plus que d'en jouer encore et encore.  Qu'ils regardent et admirent ! Qu'ils désirent ce que, ce soir du moins, leur demeurerait interdit ! Oui, la si jolie maquerelle aux allures d'ange jouait, allumant des brasiers qu'elle n'avait nullement l'intention d'éteindre. Pyromane des corps et des désirs elle n'avait aucune vocation de pompiers !

Peut-être était-ce là que résidait la pire des cruautés de la petite sorcière que nul ne craignait réellement la jugeant, de façon aussi inconsidérée autant que trop hâtive, inoffensive. Une petit poupée, une adorable ingénue, une douce évaporée... Autant d'images qui lui collaient à la peau et dont elle se fichait, prenant même un certain plaisir à les entretenir. Après tout, endormir la méfiance de ses proies était une chose amusante et, surtout, bien utile. Car, oui, Olympe ne différait en rien des autres sorciers. Elle était cruelle et perverse. Elle aimait faire souffrir et tuer quiconque osait un jour la décevoir ou même simplement la contrarier. L'angelot aux boucles blondes était même passée maîtresse dans l'art de la souffrance mais, chez elle, la perversité prenait des aspects biens moins spectaculaires que chez ses congénères. Moins de sang, moins de chairs éclatées et éparpillées... Là où les autres aimaient à se repaître des corps, Olympe préférait briser les cœur et plonger les âmes dans des torrents de douleur insondables. Sa beauté, sa plastique si irréprochable, ses yeux de biche innocente étaient autant d'armes qu'elle maniait avec une dextérité souvent fatale. Et là où Morgan et Phèdre aimaient à se rouler dans le sang elle aimait à se vautrer dans la plus parfaite des luxures.

Là, sur cette piste de danse où la température ne cessait de grimper, la jeune femme savourait ce parfum de souffre et de sexualité brûlante qu'elle faisait si bien naître. Sans jamais laisser Déa lui échapper plus de quelques pas, ses mains ne se gênant pas pour venir caresser, flatter la moindre de ses courbes, Olympe jouait. Ses yeux gourmands rivés à ceux de son amie, elle rit doucement devant les paroles que lui adressa, d'une voix espiègle teintée d'une pointe de jalousie qui ne pouvait échapper à la sorcière, la jolie sirène. Secouant la tête, s'abandonnant un long moment aux caresses, si timides et empreintes de retenue, que Déa lui prodiguait avec autant de savoir faire que de tendresse, Olympe embrassa doucement la main posée sur son visage avant de la saisir et de l'entraîner dans une danse des plus lascives. Pendant quelques minutes elle garda le silence, se contentant d'onduler en parfaite harmonie avec cette musique qu'elle n'écoutait même plus. Puis, tournoyant sur elle-même, la sorcière vint coller son corps a celui de la sirène. Lui tournant le dos, la courbe indécente de ses fesses rebondies venant épouser le bassin de son amie, elle prit la main de Déa afin de l'amener à l'aube du décolleté audacieux et plongeant de sa robe. La glissant avec un sourire malicieux sous la légère étoffe, amenant les doigts de son amie sur son sein chaud où elle pouvait entendre palpiter son cœur, elle désigna du regard ces hommes aux mâchoires pendantes qui les observaient avec une envie et un désir des plus visibles. Puis, feignant de s'abandonner à la sirène, renversant sa tête de façon a ce que celle-ci vienne reposer, presque offerte, sur la généreuse poitrine de la jeune femme, elle dit en riant doucement  

Vois Déa... Vois tout ce que ces hommes et ces femmes ne peuvent que dévorer du regard, envier ! Lis ce désir ! Ils rêvent de venir nous rejoindre... De venir unir leurs corps aux nôtres dans la plus indécente des danses... Ils voudraient tous nous toucher, nous caresser...
dit-elle tout en se retournant brusquement et saisissant entre ses mains le visage de Dea. Le caressant , effleurant ses joues d'une  multitude de baisers elle lui susurra Mais ce ne sont que des idiots, des imbéciles ! Les mêmes pervers qui, il y a seulement quelques heures payaient le prix fort pour venir trouver dans tes bras accueillants et attentionnés ce que, ici et maintenant, ils désirent obtenir pour rien. poursuivit-elle tandis que ses mains audacieuses venaient flatter la moindre des courbes alléchantes de la charmante brunette. Olympe ondulait au rythme d'une musique qu'elle entendait bien plus qu'elle ne l'écoutait réellement maintenant. Sa main, maintenant posée sur le sein et donc le cœur de Déa, l'autre se perdant dans ses cheveux auburn, elle dansait, plus lascive que jamais. S'éloignant quelque peu, rompant volontairement le contact physique, elle laissait son corps si parfait se mouvoir, exhaler une sensualité qu'elle savait absolue et irrésistible. Mais, ce soir, ils n'auront rien de nous car, ce soir, je ne veux pas de ces jeux qui n'en sont même pas. Le désir, le plaisir... dit-elle en se figeant et en affichant sa moue boudeuse de petite fille, celle qui agaçait comme elle pouvait faire fondre quiconque commettait l'erreur de s'y arrêter. Venant se pendre au cou de son employée elle posa la tête au creux de son épaule et la câlinant elle murmura Tout cela je l'ai déjà ! Je n'en veux pas ! Pas ce soir... Tu penses que j'aime Dorian et Hadès plus que je ne t'aime toi Dea ?  Est-ce parce que je leur offre ce même corps que tu tiens maintenant dans tes bras que tu penses cela ? Si je me donnais à toi, là et maintenant... Si je te proposais de devenir ce jouet sexuel que tu es pour chacun de tes clients... Si je te permettais d'assouvir la moindre de tes envies, le moindre de tes fantasmes... Penserais-tu pour autant que je t'aime Déa ? dit-elle tout en s'éloignant de nouveau et en souriant tendrement a la sirène. Dis moi Dea... Toi qui, comme moi, manies l'art du sexe et de ses plaisirs comme personne... As-tu jamais laissé quelqu'un s'emparer de ton cœur ? Est-ce vrai ce que l'on dit ? Aimer est-il le plus délicieux et le plus horrible des sentiments ? Dorian, Hadès... Si entre les deux mon corps balance qu'en est-il de mon cœur ? A ton avis : suis-je seulement amoureuse ?


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MessageSujet: Re: Jeux dangereux pour deux poupées [PV Déa]   Lun 15 Juil - 22:27


Jeux dangereux pour deux poupées
C

es gens, autour d'eux, qui les observaient avec convoitise et excitation, dissimulant à peine (quand ce n'était pas du tout) leurs intentions perverses... et vaines, évidemment, Déa ne les voyait pas. Rien ne comptait sinon la magnifique Olympe, et cette danse incroyablement sensuelle qui lui laissait présager ce qu'elle se refusait de présager. Pour son bien, et la survie de son mental et de son ego, évidemment. Olympe l'inviter à contempler leurs regards concupiscents. Elle ne le voulait pas. Non, vraiment, à cette seconde, elle aurait voulu être captive, enfermée dans une bulle de silence et de sensations, où rien n'existeraient sinon elles, pas de magie, pas de pouvoir, pas de maris, pas d'amants, seulement deux corps en harmonie l'un avec l'autre, pouvant sans mal se passer du reste du monde. Non, ce soir, aucun d'eux ne les aurait. Déa ne laisserait personne gâcher ce moment. Elle devait déjà supporter l'idée de ne jamais vraiment la posséder quand elle-même lui appartenait corps et âme, et ce semblait être parti pour demeurer éternellement le cas, malheureusement pour elle.

Mais au moment même où elle osait caresser ne serait-ce que le semblant d'un espoir, ce dernier fut brisé, fracassé avec violence, quand Olympe osa mentionner une nouvelle fois ces deux hommes de sa vie que la sirène aurait voulu voir disparaître six pieds sous terre. Elle brouillait les pistes, parlait malheureusement bien mais pour mieux permettre à chaque mot de s'enfoncer en son coeur comme autant de coups de poignard. Le faisait-elle exprès ? Ne se rendait-elle vraiment pas compte de l'amour que Déa lui portait, de ce sentiment qui l'obsédait, la consumait, et à cette seconde, la rendait malade, à la fois de désir et de chagrin ? Elle en donnait l'air, mais peut-être se jouait-elle tout simplement d'elle ? Peut-être aimait-elle juste la faire souffrir, et prenait-elle un plaisir vicieux à la voir s'éprendre d'elle pour rien ? Et le pire, c'est que même si c'était le cas, cela ne changerait rien aux sentiments de Déa. Oui, elle était à ce point désespérée.

Était-elle amoureuse ? Oui, bien sûr, qu'elle l'était. Pour Déa, cela ne faisait aucun doute. Le prisme de la jalousie déformait pour le moins son opinion, c'était une certitude. Elle en avait suffisamment entendu parler pour savoir quelle place ils avaient dans son coeur. Cet Hadès, dont le seul nom faisait perdre à la sirène toute douceur, surtout, semblait avoir prit une place toute particulière chez elle. Trop particulière. Oui, pour Déa, aucun doute, elle était amoureuse.

-Si tu ne leur confiais que ton corps, tu ne te poserais pas cette question, tu t'en moquerais. Je me fiche de ceux à qui j'ai pu offrir mon corps que ce soit ou non moyennant paiement, même de ceux qui auront su me procurer le plus de plaisir.


À sa question, celle où elle lui demandait si elle était amoureuse ou l'avait été, Déa avait préféré ne pas répondre. Que dire, d'ailleurs? Qu'elle avait mangé son premier amour et se perdait pour le second, qui se trouvait juste en face d'elle ? Dans ce genre de situations, mieux valait ne pas trop en dire, c'est certain.


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